Wednesday, September 18, 2019

À découvrir : Porquerolles et les îles d’Hyères


La Méditerranée, pour qui l’explore en bateau, cache encore bien des joyaux souvent bien peu connus des touristes qui pourtant y abondent en été. Le navigateur qu’est Thibaut Muster ne perd jamais une occasion de redécouvrir Porquerolles, à quelques voilées de Hyères, et ses îles jumelles. 

Elles sont pourtant toutes proches de la Côte d’Azur, ces sœurs de l’archipel de Hyères :  Porquerolles, Port Cros, l’île du Levant, et la cadette, inaccessible au public et qui sert de conservatoire de la nature. 

Si vous pensiez qu’il faut traverser le globe et atteindre les tropiques pour trouver des plages blanches interminables et des poissons magnifiques, détrompez-vous. Là-bas vous trouverez des eaux immaculées d’un bleu paradisiaque, des forêts et des vergers d’un vert émeraude et un ensemble de merveilles qui vous transporteraient presque dans les Caraïbes. 

C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles Porquerolles est surtout connue des navigateurs : elle fait de plein droit partie de la Riviera française, mais on l’apprécie plus en la découvrant par voie de mer et en profitant de ses paysages terrestres, marins et sous-marins sous des jours nouveaux.  

Un écrin depuis des siècles 

Les îles d’Hyères, depuis des siècles, se font discrètes, et comme toute chose discrète, elles se font désirer. Historiquement les îles ont hébergé des pirates, des garnisons, des religieux, des paysans… Les puissance méditerranéennes se sont battues pour elles. Et aujourd’hui c’est la France qui les protège, en leur confiant un rôle de réserve naturelle, marine, où des centaines d’espèces animales et végétales vivent paisiblement. 

Pins parasols, oliveraies, figuiers intemporels, forêts de conifères, herbes sauvages, eucalyptus, oiseaux, poissons, petits mammifères… Tous trouvent sur ces îles l’habitat qui leur conviendra, que ce soit un récif, une falaise, un verger en escalier ou une crique. 

Et puis les visiteurs sont gâtés par ailleurs puisque de charmants petits ports les accueillent, accolés à de superbes plages aux eaux azur. En recherche de fraîcheur pendant les chauds mois d’été, les visiteurs pourront aussi se replier dans les sous-bois pour explorer les sentiers de l’île de Porquerolles. 

Si loin de St Tropez... 

« Riviera française » est un terme qui évoque pourtant, de Saint Tropez à Nice, des hordes de touristes débarquant de ferries et à l’abordage des ruelles et terrasses de cafés. 

Mais au large de Hyères rien de tout cela.  On attend, paisiblement, la fin du fracas estival. On regarde passer les bateaux et les oiseau. On prend le temps de vivre. 

Tout est fait, de la traversée en ferry à l’interdiction des véhicules, pour que la quiétude de l’archipel soit préservée. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles s’y rendre en bateau privé est à la fois apprécié et appréciable.  

Si vous allez contempler le doux spectacle de Porquerolles, abordez l’île par voie de terre comme par voie de mer : les paysages que vous verrez sont différents. Ce sera également votre seul moyen pour vous rendre dans certaines criques. Ne perdez pas pour autant l’occasion de jeter l’ancre et de passer quelques heures à terre pour déguster les produits de l’île : olives, figues, herbes méridionales, fruits de mer… Les anciens villages de pêcheurs valent le détour. 

Friday, December 21, 2018

Voyager, c’est rencontrer




Dans notre culture sociale moderne, voyage rime avec vacances ou évasion. Thibaut Muster préfère faire rimer voyage avec découverte. Ce n’est pas tant le besoin de s’évader de son quotidien qui importe, c’est de s’évader de sa zone de confort, de tout ce qu’on connaît et croit savoir. Pour contempler l’étendue de ce que l’on ne sait pas encore et de ce qui existe ailleurs, chez l’autre.

Voyager c’est à la fois sortir de soi et laisser entrer les personnes que l’on découvre, que l’on rencontre, pour qu’elles nous éduquent et nous ouvrent à de nouvelles façons de voir le monde. Il est très difficile de s’enrichir profondément lorsqu’on reste dans son milieu quotidien et familier. La véritable maturité s’acquiert dans les voyages, c’est sans doute pour cela qu’on dit qu’ils forment la jeunesse.

Difficile en 2018, bientôt 2019, d’imaginer qu’il reste dans le monde des choses et des cultures à découvrir, tant nous avons l’illusion d’avoir accès à tout avec le Web et la télévision, ou la littérature. Mais profiter de l’expérience des autres ce n’est pas la même chose que partir soi-même à la rencontre des H’Mongs au Vietnam, des Aborigènes d’Australie ou des Massaïs au Kenya !

Le tourisme a perverti le voyage

D’ailleurs sans aller jusqu’à ce choc culturel extrême, parfois l’inconnu est plus proche de nous. Aller prendre le thé chez un voisin de culture très différente de la nôtre c’est déjà voyager. Du moment qu’on est assez ouvert pour essayer de voir le monde avec ses yeux. Parfois c’est même beaucoup plus vrai et authentique comme expérience que de s’embarquer dans un safari exotique avec un guide touristique pour rendre visite à un village de gens déguisés pour l’occasion ! Car malheureusement l’industrie du tourisme a également parfois perverti la nature même du voyage.

Le voyage rime encore avec l’échange : tu me parles de toi, je te parle de moi. Un donné pour un rendu. La curiosité est protéiforme, parfois hésitante et timide. Parfois on n’ose pas poser les questions qu’on a en tête, de peur de s’immiscer, surtout dans notre culture occidentale pour laquelle la sphère privée est tellement importante. Mais qui n’aime pas parler de soi ? Qui n’aime pas enseigner aux autres ? Lorsque vous voyagez, parlez aux gens de votre pays et de votre culture, ils sont aussi curieux à votre égard que vous au leur.

Pour emprunter une très belle citation à l’écrivain et poète Paulo Coehlo : « Notre vie est un voyage. Le paysage change, les gens changent, mais le train continue. La vie c’est le train, ce n’est pas la gare. »


Monday, December 17, 2018

Le rallye, la passion de la route



Le rallye moto n’est pas qu’une affaire de fous de grosses mécaniques et de vitesse. C’est aussi une histoire de passionnés. La culture des rallyes est une route où se croisent à la fois l’histoire, le sport, les paysages, l’aventure et le défi, évidemment. En participant au rallye de l’Union Motocycliste de l’Ain, c’est cette croisée des chemins que Thibaut Muster et les centaines d’autres participants recherchent.

Un rallye c’est une course, en boucle, avec des épreuves contre la montre, des coureurs en tête et des challengers. Certains sont là pour « la gagne », parce qu’ils ont la compétition dans le sang, d’autres le sont pour montrer leur moto, souvent un engin de légende, en particulier sur les rallyes historiques. Et d’autres sont là simplement pour l’ambiance, pour profiter de quelques jours pendant lesquels rencontrer d’autres passionnés, échanger autour d’une passion commune, et s’imprégner de l’esprit rallye, qui court souvent dans la famille depuis plusieurs générations.

Comprendre par là qu’il s’agit d’une course, certes de vitesse, mais sur routes partiellement ouvertes, qui rassemble des passionnés de moto, sur une boucle de 720 kilomètres. Même si la victoire est toujours une motivation commune à tous les coureurs, ceux-ci sont essentiellement des amateurs, et passionnés de mécanique, venus là pour montrer leurs motos anciennes ou exceptionnelles, et retrouver une communauté animée par le même amour des sports mécaniques.

Il n’y a pas que le chrono et la vitesse qui comptent, il y a aussi et surtout l’univers, ce qu’il se passe autour. Que ce soit le marché et les sponsors, ou les retrouvailles d’habitués, ou le plaisir de rouler sur une route au paysage spectaculaire, rien qu’à soi, parfois fermée pour l’occasion, en profitant du plaisir de prendre quelques virages plein gaz.

La préparation fait partie de la course

Amateurs et professionnels ont une façon différente d’aborder le rallye. Mais dans tous les cas c’est un événement qui se prépare longtemps à l’avance. D’abord il faut préparer le coureur : logistique, hébergement, équipement. Ensuite il faut bien entendu préparer la monture : sécurité, freins, pneus, mécanique, peinture… Il est bien trop frustrant d’être interrompu dans son plaisir par un souci technique, rien n’est laissé au hasard. Enfin, c’est la course elle-même qu’il faut préparer : itinéraire, étude du circuit, difficultés, pilotage…

Les plus passionnés vous diront également qu’il faut se préparer psychologiquement : se mettre dans l’état d’esprit “rallye”. Soit parce que l’on tient à la victoire, soit parce que l’esprit a besoin de faire un certain ménage pour se préparer à absorber et profiter de chaque minute de l’expérience, à la seconde près.