Le
rallye moto n’est pas qu’une affaire de fous de grosses mécaniques et de
vitesse. C’est aussi une histoire de passionnés. La culture des rallyes est une
route où se croisent à la fois l’histoire, le sport, les paysages, l’aventure
et le défi, évidemment. En participant au rallye de l’Union Motocycliste de
l’Ain, c’est cette croisée des chemins que Thibaut Muster et les centaines
d’autres participants recherchent.
Un
rallye c’est une course, en boucle, avec des épreuves contre la montre, des
coureurs en tête et des challengers. Certains sont là pour « la
gagne », parce qu’ils ont la compétition dans le sang, d’autres le sont
pour montrer leur moto, souvent un engin de légende, en particulier sur les
rallyes historiques. Et d’autres sont là simplement pour l’ambiance, pour
profiter de quelques jours pendant lesquels rencontrer d’autres passionnés,
échanger autour d’une passion commune, et s’imprégner de l’esprit rallye, qui
court souvent dans la famille depuis plusieurs générations.
Comprendre
par là qu’il s’agit d’une course, certes de vitesse, mais sur routes
partiellement ouvertes, qui rassemble des passionnés de moto, sur une boucle de
720 kilomètres. Même si la victoire est toujours une motivation commune à tous
les coureurs, ceux-ci sont essentiellement des amateurs, et passionnés de
mécanique, venus là pour montrer leurs motos anciennes ou exceptionnelles, et
retrouver une communauté animée par le même amour des sports mécaniques.
Il
n’y a pas que le chrono et la vitesse qui comptent, il y a aussi et surtout
l’univers, ce qu’il se passe autour. Que ce soit le marché et les sponsors, ou
les retrouvailles d’habitués, ou le plaisir de rouler sur une route au paysage
spectaculaire, rien qu’à soi, parfois fermée pour l’occasion, en profitant du
plaisir de prendre quelques virages plein gaz.
La préparation fait partie de la course
Amateurs
et professionnels ont une façon différente d’aborder le rallye. Mais dans tous
les cas c’est un événement qui se prépare longtemps à l’avance. D’abord il faut
préparer le coureur : logistique, hébergement, équipement. Ensuite il faut
bien entendu préparer la monture : sécurité, freins, pneus, mécanique,
peinture… Il est bien trop frustrant d’être interrompu dans son plaisir par un
souci technique, rien n’est laissé au hasard. Enfin, c’est la course elle-même
qu’il faut préparer : itinéraire, étude du circuit, difficultés, pilotage…
Les
plus passionnés vous diront également qu’il faut se préparer
psychologiquement : se mettre dans l’état d’esprit “rallye”. Soit parce
que l’on tient à la victoire, soit parce que l’esprit a besoin de faire un
certain ménage pour se préparer à absorber et profiter de chaque minute de
l’expérience, à la seconde près.

No comments:
Post a Comment
Note: Only a member of this blog may post a comment.